Le Grand Stade Hassan II veut s’imposer comme l’une des pièces maîtresses du dispositif marocain pour la Coupe du monde 2030. Invité mercredi 28 octobre de l’émission « Saât Assaraha » sur 2M, Fouzi Lekjaa a défendu les atouts de la future enceinte de Benslimane pour accueillir la finale du tournoi organisé conjointement par le Maroc, l’Espagne et le Portugal.
Le président de la Fédération royale marocaine de football et de la Fondation Maroc-2030 a notamment mis en avant la capacité annoncée du stade : 115.000 spectateurs. Un argument qu’il considère comme déterminant au moment de choisir l’enceinte qui accueillera le dernier match de la compétition.
Une livraison attendue début 2028
Le chantier devrait être achevé au début de l’année 2028, selon Fouzi Lekjaa. Cette échéance laisserait près de deux ans pour tester l’infrastructure avant le coup d’envoi du Mondial et organiser plusieurs rencontres dans des conditions proches de celles attendues en 2030.
L’équipe nationale pourrait ainsi évoluer dans le nouveau stade avant la compétition. Le Wydad et le Raja de Casablanca pourraient également y disputer certaines rencontres, permettant à l’enceinte de monter progressivement en régime.
Au-delà du football, le projet s’inscrit dans une transformation plus large de la métropole casablancaise. Le développement du réseau express régional et de la ligne à grande vitesse doit notamment améliorer la connexion du stade avec Casablanca et les principaux pôles de transport.
Pour Lekjaa, cette infrastructure ne doit donc pas être pensée uniquement comme un équipement sportif. Elle doit également accompagner la restructuration urbaine du Grand Casablanca et les nouveaux besoins de mobilité autour de la métropole.
La finale dans le viseur
Sur la question de la finale, le dirigeant marocain assume clairement l’ambition du Royaume. Avec 115.000 places annoncées, le Grand Stade Hassan II disposerait de la capacité la plus importante parmi les enceintes proposées pour le Mondial 2030.
Pour Fouzi Lekjaa, ce critère doit peser dans la décision finale. Il estime que le match pour le titre devrait se jouer dans le stade offrant la plus grande capacité d’accueil, ce qui placerait, selon lui, l’enceinte de Benslimane en position de force.
Le choix définitif ne reposera toutefois pas uniquement sur le nombre de places. Les infrastructures de transport, les conditions d’accueil, la sécurité, les exigences opérationnelles de la FIFA et l’équilibre général de l’organisation entre les trois pays entreront également en ligne de compte.
Un Mondial pensé au-delà des matchs
Lekjaa a également insisté sur la dimension commune du projet porté par le Maroc, l’Espagne et le Portugal. À ses yeux, l’organisation de 2030 ne doit pas se résumer à une bataille pour obtenir le plus grand nombre de rencontres ou les affiches les plus prestigieuses.
Il a rappelé la dimension civilisationnelle associée à cette candidature et l’ambition de rapprocher les peuples des deux rives de la Méditerranée. Le projet doit notamment mettre en avant les échanges, la mémoire commune et le vivre-ensemble entre les nouvelles générations.
Cette vision collective n’empêche pas le Maroc de défendre ses propres atouts. Avec le Grand Stade Hassan II, le Royaume compte disposer d’une enceinte capable de rivaliser pour accueillir le rendez-vous le plus convoité du tournoi : la finale de la Coupe du monde 2030.


